Nantes Renaissance propose un programme de conférences gratuites et accessible à tous, sans inscription préalable, à aux Archives départementales de Loire-Atlantique, 6 rue Bouillé à Nantes. Elles sont proposées de 18h à 19h30. Il est recommandé de se présenter dès 17h45.
Âgé de vingt ans, Louis Debierre livre son premier orgue pour l’Œuvre de Notre-Dame de Toutes-Joies de Nantes (1862). En 1919, il se retire après avoir construit ou restructuré 260 orgues. En 1872, il met au point un orgue miniaturisé destiné à remplacer les harmoniums. Ces « portatifs » qui prirent en 1882 le nom de « Portatifs à tuyaux Polyphones », sont livrés partout en France et sur tous les continents (284 produits). Génie des arts appliqués, il conçoit des innovations qu’il brevète, comme l’usage de l’électricité facilitant le tirage des notes : orgue du Théâtre Graslin (1888) puis de Notre-Dame de Bon-Port.
La riche carrière de Louis Debierre, homme engagé dans son siècle et patron ouvert au progrès social, mérite d’être contée. Sa Manufacture, la plus originale et fonctionnelle de France, implantée près de Saint-Clément, se doit d’être présentée. En 1919, il cède son œuvre à un facteur expérimenté, Georges Gloton, à charge de la transmettre à son petit-fils, Joseph Beuchet. La Manufacture, plus que centenaire, alors la plus importante de France, fermera ses portes en 1980.
Les campagnes nantaises connaissent de profondes transformations avec la reconstruction agraire, qui suit la guerre de Cent Ans, mais aussi l’insertion dans de nouveaux réseaux d’échange avec le rattachement de la Bretagne à la France dans les années 1520 (scellé par l’Acte d’Union de 1532). Les recherches récentes invitent à croiser les regards pour mieux comprendre les interactions, à un moment où les recompositions sont nombreuses : approche statistique à travers les séries comptables pour retracer la répartition des revenus et évaluer les montants perçus ; approche géohistorique avec les déclarations ou aveux pour analyser les évolutions des types de structures agraires ; approche anthropologique avec les rapports d’autorité et les stratégies d’accommodement, etc.
Le marin, la montre et l’observatoire, un mariage de raison pour ces trois “protagonistes” qui n’allait pourtant pas de soi à la fin du XVIIIe siècle. Ainsi donc, le fameux problème de la longitude, resté insoluble en mer jusque dans les années 1760, pouvait être résolu grâce à l’utilisation d’une montre spécialement créée par d’exceptionnels et rares horlogers. Pour certains officiers, la chose était difficilement entendable de devoir utiliser le mécanisme d’un artisan n’ayant, a priori, aucune expérience de la mer. À ce titre, les observatoires installés dans les ports ont eu un rôle essentiel dans la diffusion et la pratique de cette technologie en étant des lieux de transmission du savoir pour offrir un cadre privilégié d’initiation pour les marins aux maniements de ces outils de navigation.
Telle une enquête policière, fruit de près de vingt-cinq années de recherche dans les archives, Olivier Sauzereau nous entraîne dans une passionnante histoire maritime et astronomique dans les principaux ports maritimes de France.
Le 13 juin 1896, le Cinématographe des frères Lumière est projeté pour la première fois à Nantes, au n°6 de la rue Jean-Jacques Rousseau. Très vite, l’image animée s’implante au sein de deux mondes distincts : celui des cafés, restaurants et autres salons privés, et celui, plus populaire, des fêtes foraines, où le cinéma devient un spectacle de foire parmi d’autres. À partir de 1908, le cinéma se sédentarise : des salles dédiées ouvrent leurs portes et marquent durablement le paysage urbain. Elles se multiplient au fil des décennies, accompagnées des transformations sociales et des innovations techniques. Nantes finira par se réinventer sous l’œil de réalisateurs.ices qui ont posé leur caméra au cœur de lieux emblématiques, tou.te.s traitant la ville comme un personnage à part entière.
De l’antiquité à nos jours, les verres colorés sublimés par l’assemblage au plomb, ont permis d’orner magnifiquement édifices religieux et civils.
Servant la transmission des récits sacrés par l’image pendant la période gothique, permettant de jouer avec les clairs et les obscurs dans les cathédrales et les églises, le patrimoine vitrail a été revalorisé au 19ème , en particulier pendant la période néo-gothique.
Les vitraux ont su également séduire par leur aspect décoratif majeur, ils ont ainsi ornés maisons, appartements, cages d’escalier, brasseries, et autres lieux emblématiques.
Qu’ils soient de style Art Nouveau, Art Déco, abstrait, figuratif, classique ou très contemporain, le vitrail est partout !