L’Hôtel dit Levesque

 
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Programme d’origine : hôtel particulier – Architecte : Buron – Date : 1871
Adresse : 3 rue Harouys
Propriétaire : Ville de Nantes
Occupant actuel : locaux associatifs, en partie vacant
Situation : Zone UA du P.L.U. Nantes Métropole, dans un périmètre de 500 m d’un Monument Historique (théâtre Graslin)
Protection particulière : protégé au titre du P.L.U. (liste du patrimoine nantais)
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Ce bel hôtel particulier a été construit en 1871 pour Joseph Bourgaux par l’architecte Buron. Le terrain vendu pour son édification faisait partie de l’hôtel Barbier et de ses dépendances s’étendant du boulevard Delorme (actuel boulevard Guist’hau) à la rue Deshoulières. Au décès de ce premier propriétaire, Georges Levesque l’acquiert en 1880. A sa disparition, ses ayants-droit vendent l’édifice à la Ville en 1917, qui y installe le Conservatoire de Musique jusqu’en 1971, époque à laquelle l’hôtel devient le siège de nombreuses associations.

Ce bel immeuble construit en granit et tuffeau est composé d’un bâtiment principal encadré de deux bâtiments annexes. Le bâtiment principal est composé d’un péristyle à balustres soutenu par quatre colonnes corinthiennes formant portique. La façade principale en parement d’un bossage continu en tables, est riche de sculptures, consoles, cartouches, guirlandes, mascarons aux clés des linteaux, pots aux feux, lucarnes à volutes, chaînages et corniches à modillons. le toit brisé est percé de trois lucarnes jacobines. La façade côté jardin est composée de portes fenêtres sommées de guirlandes et de mascarons (têtes de rois nègres, de Neptune, etc…) et devant lesquels courent les balustres des balcons. Initialement, l’intérieur était composé au rez-de-chaussée de quatre pièces principales (salon lambrissé, salle, petit salon, billard) avec des cheminées en marbre noir et des plafonds peints en caissons en trompe-l’œil avec vestibule, de sept pièces, deux cabinets de toilette et vestibule à l’étage, et sept pièces dans les combles. L’ensemble de l’hôtel es ses dépendances est agrémenté d’un parc occupant une superficie de 1700 m2 environ.

La dégradation des riches sculptures en tuffeau (en dépit de quelques restaurations maladroites, déjà anciennes) dénote un manque d’entretien évident. Nous pouvons nous interroger avec inquiétude sur le devenir de l’une des quelques demeures anciennes, qui en subsistant, font encore le charme de cette rue.

Texte : Colette Baron, février 2011 – photos : Nicole Pigeon, février 2011

Source : Note Direction du Patrimoine et de l’Archéologie Nantes, J Dabreteau, avril 2011 et Archives municipales de Nantes : AMN 10735

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