Gendarmerie Lafayette

 
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Programme d’origine : Gendarmerie Lafayette
Adresse : 5 place Aristide Briand
Promoteur : Kaufman & Broad Nantes
Occupant actuel : Phase de commercialisation
Situation : Dans le périmètre d’un Monument Historique (théâtre Graslin)
Protection particulière : Ensemble de la gendarmerie protégé au titre du PLU
 
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La place Aristide Briand, anciennement place Lafayette, avait été redessinée au XIXe siècle afin de rassembler sur un même site le palais de justice, la prison et la gendarmerie. Cette dernière a été construite entre 1862 et 1864 par l’architecte Joseph Fleury Chenantais. Actuellement, un vaste projet immobilier est en train de transformer cette place. Ainsi, le palais de justice ; inoccupé depuis 2000, sera prochainement un hôtel de luxe destiné à une clientèle d’affaire internationale, exploité par l’enseigne Radisson. La prison a déménagé en mai 2012. L’avenir de ses bâtiments et de sa chapelle est incertain. La gendarmerie, vide depuis 2011, sera transformée en commerces, bureaux, et logements dont un tiers très haut de gamme. il y aura aussi une « thalasso » de centre-ville exploitée par les Thermes marins de Saint-Malo, et l’école hôtelière Vatel qui disposera d’un espace de réception.

Le Département et la Ville estiment avoir sélectionné le projet « le plus valorisant » pour le site et, selon Alain Robert, adjoint au maire chargé de l’urbanisme, « Ce quartier qui avait perdu son attractivité avec le départ du palais de justice, va renaître sur des fonctions urbaines de centre-ville, et en allant vers quelque chose de plus prestigieux ».

On ne pourra cependant que regretter, au vu des panneaux de promotion vantant le futur « prestige » de ce site classé, la disparition de l’immense porte en bois sculpté avec ferronneries et la destruction des souches de cheminées. Mais ce regret devient douleur lorsqu’il s’agit des fenêtres du rez-de-chaussée avec rebords en tuffeau sculpté qui vont être détruites et remplacées par des vitrines modernes allant jusqu’au sol. sans oublier le devenir incertain du pédiluve à chevaux (Lettre N° 78, mai 2011).

Texte : Gildwen Eveno – Photos : Gildwen Eveno et Gildas Salaün, septembre 2012.